Et voilà, après une halte à Chabeuil, on fait vrombir le moteur surpuissant de la 307 pour traverser les Alpes et retrouver notre chère Italie.
Au programme : des escapades dans les Dolomites grandioses et la découverte de Bergame, Vérone et Milan.
Pas mal quand même non ? Allez, Avanti...
Première étape : Bergame pour une nuit dans un hôtel bien sympathique de la ville haute. Ce n'est pas bien grand et on passe la fin d'après-midi à arpenter les rues jusqu'à ce qu'on se dise "bon ben je crois qu'on a fait le tour là". Glaces et Spritz + Bellini obligatoires pour cette introduction.
On prend ensuite la direction du nord en longeant d'abord l'autoroute Turin - Venise, bondée de camions et d'italiens pressés. Quand on prend enfin l'embranchement de l'A22 qui mène en Autriche, ça se calme un peu et l'ambiance change aussi. Fini les délicates architectures pleines de poésie, on approche du Tyrol italien à l'ambiance un peu plus austère et montagnarde. On fait une halte à Bolzano où on finit par manger un Strudel aux épinards alors qu'on se rêvait une petite trattoria proposant des pâtes carbo de la mama. On sait plus si il faut dire bonjour/merci en italien ou en allemand, ça se mélange un peu.
On prend un peu de hauteur avec un téléphérique qui nous grimpe jusqu'à Soprabolzano d'où on commence à voir quelques monts émerger.
Le soir, on s'installe pour 2 nuits à Compatsch (pas très italien ça hein !), une station de ski avec un ou deux hôtels qui restent ouverts pour les randonneurs aux mollets fermes.
Le matin, le temps est superbe et on attaque sans peur du lendemain le massif du Sciliar qui se présente fièrement à vous ci-dessous.
Première étape au refuge Bolzano avant de poursuivre notre marche, on va se farcir plus de 30 bornes aujourd'hui, pas mal pour commencer !
Arrivée magnifique sur le refuge Alpe di Tires (le bâtiment avec le toit rouge, tout au fond !)
Je sais pas pourquoi, dès que je vois ce type de miroir faut que je prenne une photo, ça devient un tic.
Sur la fin Sigrid et un peu crevée et cherche du réconfort auprès des autochtones que l'on croise sur la route.
Le lendemain, on part poser nos sacs pour 3 nuits cette fois-ci à Colfosco, une station de ski ultra branchouille en hiver et qui accueille quelques randonneurs aux mollets galbés en été.
Quelques balades au programme, la première nous emmène vers le Sass de Putia, appelé également Peitlerkofel, une belle montagne dont on fait le tour (et qu'on grimpe !) sous un temps devenu menaçant avec même quelques bons coups de tonnerre.
Le soir, pour nous féliciter, on se fait un bon pique-nique préparé à l'arrière de la caisse avec une vieille Forst, la bière du coin.
Pas encore blasés par ces décors magnifiques et ne craignant pas la pluie qui désormais fera systématiquement son apparition, on se dirige le jour suivant vers les Cinque Torri, reliefs typiques des Dolomites.
Le soir, pour nous féliciter, on file à Brunico (ou Bruneck...on sait plus trop) pour se faire un bon apéro. Ça doit être un jour férié dans le coin, la ville est morte mais on trouve heureusement un petit bouge en terrasse et même une pizzeria plus tard pour une bonne soirée light.
Au programme aujourd'hui, ça devient répétitif cette affaire, on va entretenir nos mollets du côté de la Civetta, un sommet à plus de 3200 mètres. Sur le papier, la balade se présente bien : on prendra d'abord deux téléphériques au départ du village d'Alleghe histoire de s'éviter un dénivelé de près de 1000 mètres. Pas de bol jeunes gens : les cabines du téléphérique dorment encore dans leur garage, la saison des randonneurs d'été aux mollets poilus n'a pas encore vraiment démarré.
On crame donc direct quelques ressources physiques en se tapant une montée infernale avant de démarrer vraiment la rando du jour. Mais ne soyons pas ronchons, non non, car c'est très beau.
On arrive au lac de Coldai où je tente une baignade mais je ne suis pas encore prêt psychologiquement et je m'arrête à un niveau raisonnable, d'autant que le temps se couvre et que ça va encore être épique !
On arrive plus tard au refuge Tissi, au pied de la Civetta dans une ambiance particulière où on se sent seul au monde.
Une grosse descente nous attend (près de 1300 mètres de dénivelé !) avant de retrouver Alleghe où, pour nous féliciter, on se prend un bon apéro, un bon repas et pas moins de trois gâteaux à se partager pour le dessert. Et ouais...on le mérite...on a bien marché...on s'est bien dépensés...aucun mal à ça et aucun problème à se faire du bien...tant que ça reste de temps en temps et qu'on abuse pas trop des bonnes choses...le tout c'est de rester raisonnable...
Mine de rien ça nous emmène au 4 juin tout ça et il est grand temps de se rendre vers le classico des Dolimites : les fameuses Tre Cime di Lavaredo, montagnes mythiques et photogéniques. On s'y rend en longeant le non moins incontournable lago di Misurina.
Bon, on vous le dit sans détour : c'est pas le bon jour. Il y a beaucoup de nuages et nos fameux trois pics ne vont que rarement se découvrir. Nous par contre on va se prendre des bonnes saucées et un bon orage dans la tronche.
Au moment où la foudre tombe vraiment pas loin de nous, on passe par un parking où je chope le premier venu pour lui demander s'il ne peut pas nous descendre quelques kms plus bas où on est garés. Aucune envie de nous prendre quelques millions de volts, ça mettrait en péril l'apéro du soir. Et bien on tombe sur monsieur et madame de Munich avec l'Audi dernier modèle grand luxe, véritable vaisseau spatial, et le gars me passe au scanner de son regard en tirant une tronche pas possible et fini par accepter à contre-coeur en nous demandant quand même d'enlever nos blousons trempés. Bon, couple fort sympathique par la suite au demeurant :-)
On ne verra pas les Tre Cime plus que ça ! Macache !
Le soir, pour nous féliciter, on va prendre l'apéro (deux fois en ce qui me concerne) + un bon repas et une bonne glace à Cortina d'Ampezzo, une ville bien chic. Sur la route du retour, pour revenir à notre hôtel bizarroïde "Croda Rossa" (mi-couvent / mi-colonie de vacances), on s'arrête prendre une photo classique au lago di Landro vers Carbonin.
Le jour suivant, au risque de vous perdre définitivement, on repart dans les montagnes se balader. Le temps n'est toujours pas au top, allez, ça donne une ambiance particulière. Direction le Lago di Sorapiss et la traversée du Ciadin del Loudo.
Cette fois-ci, promis je me fais le lac de Sorapiss avec ses couleurs magnifiques d'eau des glaciers.
Le tout c'est la préparation mentale. Parce que ça caille !!
Un classique : le petit casse-croute avec un objet qui a révolutionné cette pratique pour nous : le tupperware, meilleur achat 2017 effectué à Florac dans les Cévennes.
C'est parfois technique les montées, style.
Le soir, pour nous féliciter, on se rend au très beau lac de Braies dont on fait le tour avant de se prendre un apéro Spritz *** dans les salons surannés de l’hôtel Lago Di Braies.
Concours de saut : votez 1 pour Sigrid ou 2 pour Nico au 3615.
Le 6 juin, il est temps de dire ciao aux montagnes et de redescendre dans la chaleur des plaines. Passage obligé autour du lac de Garde sur la route, bordé par de fameux vignobles : Bardolina, Valpolicella, Amarone...Il faudra tous les gouter, obligé.
Il n'y a pas que des vins en Italie, il y a la bière Moretti aussi !
Notre première étape urbaine est Vérone, une ville magnifique. Peter et Sloane ne s'y sont pas trompés en lui rendant hommage (vous n’êtes pas obligés de cliquer ici).
On loge dans une belle petite chambre d'un B&B tenue par Sylvia qui un matin après le petit déjeuner copieux me demande si je ne veux pas des macaronis ou des macarons (j'ai pas trop compris sur le coup). Au moment d’accepter avec plaisir, Sigrid me signale qu'elle parle en fait de notre nouveau président Manu Macron. S'engage une très courte discussion politique.
Vérone, c'est la dolce vita, on arpentera ses vielles rues s'arrêtant parfois à Gelateria Ponte Pietra qui devient officiellement, pour nous, le meilleur glacier du monde devançant désormais un établissement de Melbourne (souvenez-vous, c'est écrit quelque part ici).
La photo ci-dessous, c'est un mur de la maison de Juliette, pris en otage par les touristes du monde entier qui viennent déclarer leur flamme en utilisant notamment des sparadraps. Classe !
Je suis sûr que ce vieux Dante se demande : "Sérieux ? Avec des sparadraps ?".
On essaie quand même d'autres glaciers de la ville, pour voir...
Le soir, pour nous féliciter...bon je vous fais pas un dessin hein !
Allez, dirigeons-nous maintenant vers notre dernière étape. La classieuse Milan où la maitrise de son look n'est pas un vain mot. On l'attaque en prenant de la hauteur grâce à la tour Branca, du nom de ce délicat apéritif italien.
Milan c'est grand et on prendra souvent le métro pour se rendre d'un lieu branché à un autre.
Le Duomo et la Galleria Vittorio Emanuele II, des classiques !
A Milan, il y a un Eataly, notre magasin préféré avec que des produits de ouf. Il faudrait venir avec un semi-remorque. On part juste avec une petite boite du meilleur riz du monde (je vous jure que c'est vrai) : de l'Acquarello. On goute et on vous dira !
Le soir, pour nous féliciter, on rentre dans la tradition italienne du coin : l'aperitivo. On fait ça dans le très couru Living où on profite d'un bon Spritz mais surtout d'un excellent buffet très bien garni. Il y a du monde, ça parle dans tout les sens, ça joue du coude au buffet mais toujours dans la classe. C'est Milan quoi.
Damned, l'échéance du retour en France se rapproche. Nourrissons-nous suffisamment au buffet du petit-dej de l'hôtel Berna et retournons dans le centre de Milan pendant qu'il est encore temps.
Allons voir toutes les boutiques au top des tendances, allons nous sustenter au Deus Café, plus branché tu meurs.
Le soir, pour nous féliciter, mais alors pour vraiment nous féliciter, on va faire l'apéritivo au bar de l'hôtel Bvlgari. Non je n'ai pas fait de faute de frappe, les mecs mettent un V à la place du U, allez savoir pourquoi. Bon, après les quelques gouttes de sueur qu'on essuie rapidement après avoir vu le prix d'un verre, on s'installe confortablement dans les fauteuils en observant cette faune d'un autre monde que sont les clients de cet hôtel. Une vraie découverte !
Le soir, grande classe et grâce aux places de dernière minute, on s'installe dans la magnifique salle du théâtre de La Scala de Milan. C'est assez inattendu, on pensait que se serait une vraie galère de faire ça. Il y a en fait une centaine de places qui sont vendues avant chaque spectacle, il faut aller faire la queue dans l'après-midi et il se trouve qu'il n'y avait pas beaucoup de monde ce jour-là.
Ce soir, ce sera un concert de Brahms par l'orchestre philharmonique de la Scala accompagnée par une violoniste réputée : Anne-Sophie Mutter.
C'est très beau et on est très contents d'avoir pu assister à un spectacle dans cette salle.
Faire ce que fait Sigrid ci-dessous (continuer à creuser un trou situé au niveau des testicules d'un taureau dans la galerie Vittorio Emanuele II) doit logiquement vous prévenir de la lose.
Allez, on rentre à notre hôtel en prenant le vieux tramway n°1. Dernière nuit italienne, demain soir nous ferons halte à Clermont-Ferrand sur la longue route qui nous ramènera à Bordeaux.
On ne revient pas les mains vides !
Ciao !










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