Bon, on ne va pas se mentir, les Cévennes sont magnifiques. Même sous un temps menaçant, avec de "rares averses" comme dirait Météo France alors qu'on se prend des giboulées de grêle au somment du Mont Lozère, les Cévennes sont magnifiques.
Les prérequis : quelques bouteilles de Pic Saint Loup, des Pélardons, une guitare Martin & Co et de bons guides de balades.
On débarque d'abord du côté de Monoblet au sud des Cévennes, ici très précisément, dans une petite maison un peu froide avec les planchers qui grincent et un barbeuc' sur lequel on se précipite (seul morceau de bidoche de la semaine, promis).
Rapidement on se met à l'aise mais fait pas chaud chaud !
Le lendemain, on peut facilement qualifier la météo du jour de "pourrie" avec une pluie verticale / horizontale et de biais...On mange dans la voiture en écoutant la pluie se fracasser sur les vitres embuées.
On fait quand même nos touristes en sillonnant les routes (magnifiques) vers le Cirque de Navacelles et jusqu'au village de la Couvertoirade qui ne souffre pas trop du tourisme de masse aujourd'hui.
Puisqu'on est là pour faire des kilomètres, on file vers le majestueux viaduc de Millau où un vent puissant chasse les nuages.
Le lendemain, c'est mieux côté temps ! On enfile nos godillots et on part pour une première très belle balade dans les forêts et jusque sur les crêtes recouvertes de Genêts.
Le lendemain nous rejoignons notre second hébergement de la semaine du côté du hameau de Bougès, ici précisément.
Sur la route, on s'arrête dans le petit bled du Collet-de-Dèze où, avec l'excitation des petits bobos de la ville, on mange dans un resto "ouvrier" une espèce de daube pas ragoutante (donc ok, on aura mangé deux fois de la viande dans la semaine) en compagnie des gonzes qui s'enquillent bière sur bière au comptoir. L'après-midi on fait une petite balade digestive dans les environs.
Notre petit hameau :
Pas trop loin se trouve le village de Florac qui a voté Mélenchon et qui est un beau mélange de vieux de la vieille, de Cévenols pur souche, de néo-ruraux et de jeunes au look Podémos. Ah oui, il y a aussi une fabrique de jeans ici et on en a ramené un chacun !
Le lendemain, superbe balade parmi les superbes balades, grande marche à partir du hameau de Masméjean et vers des endroits magiques et désertiques jusqu'au pont du Tarn. On est accompagnés par un chien tip top hyper content de sa sortie du jour.
Avant de rentrer, petite boucle par le Mont Lozère où on est cueillis par la grêle ! Je me souviens bien de cette montée pour l'avoir déjà faite il y a de nombreuses années avec mon père sûr, et qui d'autre ? Je me souviens qu'on l'avait grimpé entouré d'une nuée de moucherons qui ne daignaient même pas s'attarder sur un chien qui passait par là avec d'autres promeneurs.
Le soir, régime cévenol : Pélardons et vin rouge.
Au petit matin, surprise, une mer de nuage recouvre la vallée en dessous du hameau !
On repart pour une autre très belle promenade à partir du hameau de Drigas.
Et avant de rentrer, on descend dans les gorges du Tarn jusqu'au beau village de Saint-Enimie où la fièvre du shopping attrapée à Florac me pousse à investir dans une ceinture de cuir de très bonne facture.
Le lendemain matin, inquiets pour notre stock de Pélardons qui descend aussi vite que nos bouteilles de Pic Saint-Loup, on achète une petite palette à la fromagerie du hameau qui a gagné de nombreuses médailles pour la qualité de sa production, forcément moulée à la main.
Puis on prend les chemins qui partent de la maison pour une autre belle et longue balade. Que voulez-vous, on ne s'en lasse pas, surtout quand on longe les hautes crêtes en se prenant des bourrasques de vent revigorant.
Le jour suivant, ça doit bien nous mener au 6 mai cette affaire, ben il fait pas beau ! On reste dans notre petite bicoque bien confortable, Sigrid bosse son DU d’addictologie (et ouais) et je lis quelques nouvelles d'André Chamson, écrivain cévenol, auteur notamment de Roux le Bandit que je ne saurais que trop vous conseiller. Classe quand même non ?
En fin d'après-midi, en manque de bol d'air, on fait une balade qui nous mène jusqu'à Saint-Julien d'Arpaon, le village auquel est rattaché le hameau. On longe notamment une ancienne voie ferrée et ses quelques tunnels.
Le jour suivant, c'est mieux dans le ciel et on file se P-R-O-M-E-N-E-R. Départ du village Les Bondons pour la balade dite "des Menhirs". Encore une fois les Cévennes dans toute leur splendeur.
On aura bien mérité une petite bière du coin. Demain on reprend la voiture, direction Bordeaux jeunes gens.
La bise !



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